Entreprendre ? L-E-T-S-G-O !

Liberté. Plus de patron, plus d’horaires, plus de contraintes extérieures ou presque. L’entière liberté pour concevoir, imaginer, prendre des initiatives, créer son propre chemin. Imaginez que vous pouvez laisser aller votre esprit pour réaliser les choses qui vous importent réellement. Vous ne représentez plus aucune organisation, vous n’avez pas de contrat à respecter ou de comptes à rendre à un supérieur hiérarchique. Vous choisissez de vous investir, de vous engager parce que ça fait sens pour vous. Dans mon cas, ce qui a été le plus frappant dans le fait d’entreprendre c’est de sentir qu’ENFIN je pouvais penser et concrétiser mes idées, en cohérence avec ce que je suis. L’attente a été longue. Durant ma scolarité, l’ennui prédominait avec cet espoir terrible qu’un jour on me laisserait élaborer, développer et nourrir ma pensée. Mais même sur les bancs de la fac, on ne m’y a pas autorisé! Là enfin, je suis libre d’utiliser ma créativité et ma capacité de raisonner pour quelque chose qui fait sens pour moi. Quel plaisir immense!

Equilibre. Car cette même liberté peut se voir considérablement réduite voire même anéantie par de nombreuses contraintes matérielles ou pire par nos propres blocages, paresses, peurs. Qui dit pas de chef, pas de bureau, pas d’horaires dit aussi tout le loisir de flâner toute la journée en papillonant de ci de là. Il y a cette nouvelle recette à essayer – cette lessive qui urge – ah tiens les plantes à arroser peut-être – il fait beau alors un petit bol d’air après tout – un petit saut sur les réseaux…et hop la nuit est tombée achevant ainsi une journée de « travail » très peu satisfaisante. Les distractions sont nombreuses et l’esprit opte souvent pour des options moins laborieuses quand il en a le choix. A l’inverse, certains entrepreneurs sont tellement sollicités qu’ils en oublient de vivre. Mais à quoi bon devenir autonome si on s’impose finalement à soi-même les pires conditions de travail, en oubliant ainsi de vivre? Travailler en autonomie, avec discipline, tout en s’accordant des moments de détente et de plaisir, tout cela en étant efficace et en faisant rentrer de l’argent… en voilà un défi de taille!

Transcender. Au départ, c’est une idée qui germe. « Pourquoi ne pas se lancer finalement ? » Et puis une idée en entrainant une autre on finit par avoir un méga tableau de l’éventuel « quoi » à savoir ce qu’on va proposer sans avoir le « comment » autrement dit le chemin pour y parvenir. Je réalise tous les jours qu’être auto-entrepreneure ça veut dire aussi être commerciale, être un as en communication, être bien rodée en réseautage, être comptable tout en assurant au niveau des prestations que l’on propose …etc alors parfois ça donne le vertige! Il faut alors parvenir à transcender ses peurs qui sont nombreuses: « Suis-je compétente, légitime? »; « Est-ce le bon moment pour me lancer? » C’est un véritable parcours avec des phases « up » ou j’ai l’énergie pour déplacer des montagnes et des phases où je me demande dans quoi je me suis embarquée. Transcender ses propres peurs est pourtant essentiel pour réussir à dépasser les peurs et préjugés des autres. Certaines personnes – lorsqu’elles me voient aussi souvent à la maison – me demandent régulièrement : « mais qu’est ce que tu fais? » alors au début je m’acharnais à expliquer ce que j’essaie de mettre en place. Oui je suis chez moi mais je bosse. Aujourd’hui, je réponds parfois à la question « tu fais quoi? » en disant que je vis et que c’est déjà pas mal!

S‘entourer. On navigue seul depuis la conception du projet jusqu’à sa mise en oeuvre et son lot de défis qui l’accompagnent. Pas d’équipe pour brain-stormer, pas de « responsable » autre que soi-même si le projet échoue, pas de regard critique sur le travail produit. Dans un tel contexte, s’entourer est une nécessité. Demander gentiment aux proches leur soutien, trouver des alliés sur qui compter. Faire du troc des compétences entre amis ou connaissances. En bref, se serrer les coudes!

Goals (Objectifs). Sans objectifs clairement définis, il ne passera pas grand chose, voire rien du tout. Des objectifs surdimensionnés et c’est le découragement qui apparaît. Des objectifs trop minimes et c’est alors le manque de sens – et d’argent – qui se fera sentir. Réfléchir à des objectifs à la fois « challenging » qui suscitent engagement et motivation mais aussi suffisamment raisonnables pour qu’ils correspondent à son niveau de compétences est important.

Oser. Je me rappelle la première fois où j’ai vendu un module de formation que je n’avais jamais encore fait auparavant. Eh oui, il y a bien une première à tout! Il faut une certaine dose de culot pour commencer à proposer ses propres prestations. Je regarde maintenant avec une toute autre perspective toutes les personnes qui ont entrepris et entreprennent autour de moi car je sais désormais par quoi elles sont passées. Pour entreprendre, il est nécessaire d’avoir une bonne dose de courage et de persévérance et également un grain de folie, cette folie positive qui pousse à se dépasser, à se surprendre et à oser créer son propre chemin! Alors let’s go!

Laure Faget


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